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Apprendre à plonger à mille lieues des mers chaudes

Cet été ce sera les Maldives et ses lagons turquoise, les pages de sable blanc dans un archipel au large des terres de Siam. A vous les poissons clowns, la Grande Barrière de Corail, les épaves de galions espagnols. Un désir d’aventures océanes dont l’origine remonte sans doute à votre enfance. Mais avant de nager avec les requins, il faudra vous transformer en grenouille…

 

 

Plonger en scaphandre est un sport très technique qui demande un apprentissage rigoureux: il ne suffit pas de revêtir une combinaison en néoprène, d’embarquer des bouteilles d’oxygène sur un bateau et de s’engouffrer la tête la première à la découverte du monde sous-marin. Edern, qui est instructeur dans un «shop de plongée» en Thaïlande, précise que les néophytes doivent se former durant trois jours au moins avant de devenir autonome et obtenir l’Open Water, c’est-à-dire le premier niveau de la certification PADI – reconnue mondialement.

Potasser sa théorie

«Nous invitons les candidats à plonger d’abord en milieu confiné – par exemple dans une piscine. Ils s’habituent à leur nouvelle peau avant de goûter au large.» Et les échecs sont nombreux? «En général, si la personne n’a pas peur de l’eau, si elle a confiance, tout se déroule correctement. Le problème, c’est la théorie. Les gens sont en vacances et ont souvent de la peine à potasser leur bouquin. Et pourtant il s’agit d’une étape cruciale dans cette formation de base.»

Forte de ces quarante-cinq ans d’expérience, l’association PADI (Professional Association of Diving Instructors) – la plus grande organisation mondiale de plongée de loisirs –, n’en est pourtant pas à son coup d’essais. Elle a développé au fil des ans une pédagogie basée sur le pragmatisme et offre des cours théoriques qui sont loin d’être ennuyeux. En plus des supports traditionnels, la formation propose des vidéos. Et si l’enseignement frontal est proscrit, l’instructeur en classe revient sur certains points qui ne seraient pas compris, ponctue son discours d’expériences personnelles et rassure la personne.

Des cours online

Mais n’y aurait-il pas un moyen d’alléger la formation sur place en passant par exemple sa théorie en Suisse? «Il existe maintenant des solutions e-learning – des cours en français qui peuvent être entièrement suivis via Internet et qui sont reconnus par l’association, rajoute Edern. Je préconise vivement cette manière de procéder.»

Sébastien Reichel, qui a créé avec sa femme Myriam l’école de plongée Deep Turtle à Préverenges – le plus important centre de formation PADI en Suisse –, propose quant à lui de suivre tout le cursus avant de partir. «C’est une manière intelligente de préparer son voyage sans stress inutile. Vous pourrez profiter pleinement de vos vacances en plongeant pour votre plaisir sans passer d’examens.» Et combien de temps faut-il compter avant d’obtenir le précieux laissez-passer en Suisse? «La durée de la formation dépend de la disponibilité de la personne. Nous organisons en tout six séances de deux heures environ.»

Mais les gens ne sont-ils pas «refroidis» à l’idée de plonger dans un lac en combinaison étanche «façon Bibendum»? Nous sommes bien loin des fantasmes caribéens de notre jeunesse! «Nous formons plus de 200 personnes par année et le lac n’est pas tout le temps gelé! Mais il est vrai qu’une minorité non négligeable de notre clientèle opte pour une solution mixte. Certains candidats préfèrent effectuer leur plongée obligatoire en milieu naturel dans les mers du Sud.»

Il semblerait que les compagnes et les compagnons des addicts du monde subaquatique pencheraient pour cette option. On peut suivre sa douce moitié dans les profondeurs abyssales sans toutefois renoncer à certain confort… 


Open Water: 890 CHF tout compris | Deep Turtle | Préverenges | 021 802 57 43

www.deep-turtle.ch

Image: plongée en mer froide © PADI