Recherche ciblée

Créer son entreprise: les atouts pour réussir

Comme le précisait Thierry Feller dans un précédent article, «la réussite d’une entreprise ne dépend pas uniquement du projet ou des fonds à disposition, mais de la personnalité de l’entrepreneur.» Le goût d’entreprendre, l’envie de se réaliser, la disposition à prendre des risques: telles étaient les aptitudes décrites. Passons maintenant en revue d’autres traits de caractère qui peuvent  devenir de véritables atouts pour embrasser une carrière d’indépendant. (Chapeau de la rédaction)

Une forte détermination

Cette attitude devant la vie, faite de volonté et de discipline soulève les montagnes, surmonte les difficultés, crée un chemin où il n’y en a pas encore. Le créateur sait où il veut aller, il a quitté le port pour la haute mer. Seule une forte détermination lui permettra de garder le cap quoiqu’il arrive.

L’aptitude à se dépasser

Si l’entrepreneur pense que les exigences de sa nouvelle activité seront plus faibles qu’avant, c’est une erreur. Elles vont se multiplier et probablement augmenter. Souvent, il sera placé devant un dilemme: être satisfait de lui et de son travail et se faire dépasser par ceux qui ont choisi de faire un effort de plus - être un perpétuel insatisfait qui a entamé une quête d’excellence et qui est toujours prêt à se remettre en cause, à trouver de nouvelles solutions, de nouveaux défis et ainsi passer en tête du peloton des suiveurs. Serez-vous un leader ou un suiveur?

Un esprit orienté solution

Les problèmes sont le lot de chacun; mais l’indépendant en aura davantage. Eh oui, c’est comme cela! Tout simplement parce qu’il n’est pas appelé à gérer une situation qu’il a hérité, mais qu’il doit se créer une situation, prendre une part du marché et se battre pour y rester. Il y a les problèmes qui vous ralentissent et ceux qui vous arrêtent. L’important est de rebondir en affrontant les problèmes comme un guerrier qui veut absolument passer la ligne de front. L’attitude intérieure est la clé. On peut détecter rapidement dans notre manière de parler qu’elle est notre attitude intérieure: 

«Le problème avec ce client est que ...» Suit alors une longue litanie des raisons (en fait des excuses) qui expliquent par le menu pourquoi ce problème est survenu. Notre attention est alors focalisée sur le problème pouvant provoquer un sentiment d’impuissance, voire d’abattement.

«Je comprends votre problème, voyons ensemble comment nous pouvons le résoudre ...» L’attention a zoomé sur la solution et a  libéré de l’énergie créatrice pour résoudre le problème. Et bonus appréciable, un esprit de collaboration s’est installé.

Esprit d’initiative et créativité

Le créateur a-t-il faim? Pas de cette faim qui vous tenaille le ventre, mais de cette faim d’avancer,  de conquérir de nouveaux clients, de développer de nouveaux produits ou services. A-t-il toujours l’esprit en alerte prêt à bondir sur une opportunité qui se présente? Mieux, est-il proactif ou réactif? Cette faculté d’anticiper les besoins et les problèmes, de trouver des solutions novatrices, en un mot d’être créatif est une des clés maîtresses de la réussite.

Un esprit critique envers soi

Ne rien accepter comme argent comptant. Porter un regard de juge sur son action, ses motivations, ses décisions. Se remettre en question radicalement si la situation l’exige. Prendre du recul par un temps de réflexion si le créateur a l’impression de rouler la tête dans le guidon. Avancer est une chose agréable, foncer dans un mur en est une autre.

La quête de l'autonomie

L'autonomie vient du grec autos et nomos, «qui se régit par ses propres lois». Il y a plus que la liberté dans l'autonomie, elle dénote la capacité à diriger sa vie. Être autonome dans son activité est souvent difficile à obtenir. Par contre on peut chercher à être autonome dans son esprit, à gouverner ses pensées, ses sentiments, à agir selon son propre idéal, à marcher sur le chemin que l'on crée chaque jour.

La disposition à collaborer

Que cela soit avec des partenaires ou des associés, des collaborateurs ou les clients, le créateur ne peut se concevoir comme une île au milieu de l’océan. Il a besoin des autres. L’homme orchestre qui fait tout tout seul s’expose à l’épuisement et ne développera jamais son affaire. Il doit garder son pré carré, mais être un constructeur de ponts avec les autres pour travailler ensemble, mener à bien des projets, participer aux grands flux de la vie.

Une bonne santé

Il y a la santé que l’on hérite à la naissance et celle que l’on développe ou entretient par un rythme de vie approprié qui fait la part des choses entre le travail et la vie privée. Sacrifier l’un aux dépends de l’autre conduit inévitablement au déséquilibre, source de malaises et de maladie.

Une éthique de vie ferme

Peu importe notre système de références pour les valeurs qui orientent notre vie et notre action, il est important d’avoir une éthique ferme quitte à perdre des affaires. Les rapports avec les clients, les collaborateurs et les partenaires doivent être emprunts de confiance et d’équité. Chacun doit y gagner. Se dire non pas, «qu’est-ce que je vais gagner», mais «qu’allons-nous gagner ensemble»!


Thierry Feller | Consultant en création d’entreprise | CourtaPro.ch Sàrl | www.mon-entreprise.ch

Du même auteur: Les facteurs de réussite (première partie) | Peser le pour et le contre