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Malgré la crise, le marché du MBA se porte plutôt bien

Malgré les turbulences du marché de l’emploi que nous avons vécues ces derniers mois, les diplômés MBA ont décroché des postes intéressants et s’en sortent plutôt bien. Si les salaires proposés continuent à tenir le haut du pavé, le «mix géographique» en revanche s’est transformé. Nouvelle donne dont il faudra tenir compte à l’avenir: les pays émergeants, comme la Chine ou l’Inde, mais aussi le Brésil, sont à la recherche de leaders hautement qualifiés capable de s'adapter aux spécificités locales. Avis aux amateurs.

Mauro Guillen, Doyen au Lauder Institute, précise: «Aujourd’hui les diplômés MBA ont bien compris que la majorité des emplois ne leur sont plus dus. Ils obtiennent des postes peut être aussi bons qu’auparavant, mais ils n’ont plus autant de choix.»

Pour Paul Danos, doyen au Dartmouth College, «la demande de diplômés MBA par les  grandes entreprises de ce monde augmente. En même temps que le monde croit en complexité et en taille, les sociétés sont à la recherche de futurs leaders habiles et au parcours de haut vol».

Aux Etats Unis, les diplômés qui ont eu du mal à  trouver un emploi sont souvent ceux qui n’avaient que très peu d’expérience professionnelle ou encore ceux qui voulaient changer radicalement de voie.

Selon la Boston University, 85% des diplômés ont trouvé un débouché en 2009, alors que les pronostics étaient bien plus pessimistes et ne faisaient état que d’un maigre 50%.

Le changement le plus important est peut-être la proportion d’étudiants étrangers sur les campus américains cherchant désormais à rentrer chez eux ou à développer leur carrière dans les marchés émergeants.

Voici quelques années, la voie MBA était celle d’une vie nouvelle aux  Etats Unis et au Canada. En 2010, faire un MBA International apprend autant sur la gestion des entreprises que sur la création d’un réseau, qui peut être un puissant levier  pour les diplômés souhaitant exploiter la croissance économique en Chine, en Asie du sud Est, en Amérique Latine ou dans d’autres pays émergeants. 

Le Professeur Guillen à Wharton rapporte: «Un pourcentage plus élevé de diplômés  retournent travailler dans leur pays d’origine ou dans les pays émergeants plutôt que de rester aux Etats-Unis.»

Les demandes en  Chine et en Inde explosent

En Europe, le recrutement des MBA été affecté par la récession. Par exemple, Goldman Sachs envisage de ne recruter que 100 MBA en 2010, un peu moins qu’en 2007 ou 2008. Cependant ces chiffres pourraient augmenter si l’économie mondiale s’améliorait.

Par contre, la demande de diplômés MBA en Chine et en Inde a atteint un niveau record. Sandra Schwarzer, directrice du Service Carrières d’ Insead, fait état d'une augmentation de plus de 30% des offres d'emplois dans certaines régions d'Asie et du Moyen-Orient.

La demande est si forte que la Municipalité de Shanghai a financé le lancement de sa propre business school locale. 

Et ce n'est pas seulement  en Chine que la demande est importante. Edward Hain, d'American Express en Corée, constate une forte demande dans le recrutement de candidats diplômés de MBA internationaux, pour répondre aux besoins de leadership à travers la région Asie.

Le Brésil est également en lisse. Pour  Jose Antonio Cruzado, directeur régional de QS TopMBA pour l’Amérique latine, «le Brésil connaît une croissance économique dynamique et une demande croissante de diplômés MBA».

«Nous avons besoin de gens qui comprennent la diversité des cultures, explique Edward Hain d’American Express, prêts à accroitre leur mobilité internationale et qui peuvent assimiler rapidement les exigences des marchés locaux, leurs besoins spécifiques, tout en démontrant une aptitude à diriger un groupe.»


Le QS World MBA Tour, la plus importante tournée mondiale de salons MBA.