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Parler anglais ne suffit plus, il faut aussi savoir l’écrire

L’importance des certificats linguistiques internationaux a fortement augmenté ces dernières années pour accéder à un poste de travail. L’anglais de Cambridge devient incontournable sur un CV. Do you speak english? C’est le genre de questions que risque bien de vous poser un futur patron. Question qui sera suivie illico par: «Et vous savez l’écrire?» En effet, l’accent est mis de manière de plus en plus exigeante sur les compétences linguistiques du concurrent.

 

«Les patrons veulent des connaissances linguistiques avérées et interculturelles», constate Mark Winkler, président de SALTA (Swiss Association of Language Travel Agents). Interculturelles? «Aller apprendre la langue à l’étranger est évidemment un avantage, confirme le représentant suisse des agences de voyages linguistiques. Mais cela ne suffit plus!» Suivant le lieu de votre séjour, vous aurez peut-être développé un accent rédhibitoire ou appris la langue par le biais d’un de ses dialectes. Et, surtout, rien n’attestera que vous savez aussi l’écrire. «Un examen est un plus, continue Mark Winkler. Il permet à ceux qui embauchent de savoir rapidement à quel niveau se trouve le candidat, sans organiser de tests à l’interne.»

Des tests reconnus au premier coup d’oeil

Alors, même si votre maman vous a bercé dans la langue de Shakespeare, un sésame officiel risque bien de vous être demandé. Et pas n’importe lequel. Ce sont les trois certificats traditionnels délivrés par Cambridge qui ouvrent le plus facilement les portes. Entendez:

  • le First Certificate in English (FCE)

  • le Certificate in Advanced English (CAE)

  • le Certificate of Proficiency in English (CPE)

Quelle que soit la note obtenue, le principal étant d’avoir obtenu le titre. «Un FCE suffit si vous allez travailler à la Raiffeisen de Monthey, mais UBS à Genève exigera que vous ayez réussi le CAE! explique le président de SALTA. Et ceux qui possèdent un CPE ne représentent que 5 à 10%, c’est donc un atout majeur.»

D’autres titres plus pointus sont délivrés par la même université, attestant de connaissances linguistiques dans un domaine professionnel particulier : le business, le droit ou la finance. «Mais ils renseignent moins sur le niveau de langue global, prévient Mark Winkler. De plus, ils sont peu connus…»

Outre les examens de Cambridge, deux autres «grands» tests existent : le TOEFL et le IELTS, auxquels préparent la plupart des écoles de langues. Le premier ouvre les portes des universités américaines – le nombre de points obtenus détermine si vous serez reçu à Harvard ou au fin fond du Nebraska – et le second, un test australien, prépare à l’anglais d’affaires et donne accès aux autres universités. Si ces deux sésames sont reconnus internationalement, ils sont moins connus et pas forcément repérés sur le CV par l’employeur.

Bon pour le PIB

En Suisse, plus de 3000 personnes passent chaque année les examens de l’université de Cambridge. Et cela dans le but, la plupart du temps, de trouver un job ici. Le PIB les en remercie: une étude de l’Université de Genève (2009) montre que le plurilinguisme contribue à la valeur ajoutée pour environ 10%, voire 20% dans certaines branches de l’économie. L’étude ne dit pas s’il s’agit d’un plurilinguisme «avéré» ou non…

Sur le site de l’agence de placement Manpower, on nous dit de ne pas renoncer à indiquer coûte que coûte ses connaissances linguistiques, mais en évitant la formule toute faite et obsolète «parlé, lu, écrit». Utilisez une expression qui se réfère à une situation professionnelle telle que «conversation professionnelle courante», «rédaction de rapports», «entretiens téléphoniques» afin d'illustrer votre niveau.» All is not lost.


Les examens de Cambridge sont préparés dans la plupart des écoles de langues en Suisse et à l’étranger. Dans le canton de Vaud, on peut les passer à Lausanne ou dans la région de Vevey-Aigle. Les trois tests principaux coûtent entre 350 et 400 francs. Toutes les infos sur www.cambridgeesol.ch